Ranger : l’étincelle du bonheur (Marie Kondo)

Marie Kondo a un petit coté Obélix : elle est tombée dans la marmite quand elle était petite. La comparaison s’arrête là car, à défaut d’être tombée dans la potion magique, c’est dans La magie du rangement qu’elle a basculé, enfant.
Incroyable non ? J’ignorais jusqu’à l’existence d’une telle passion. « C’est quoi ton hobby dans la vie ? – Ranger – Ah ! C’est intéressant… et tu as des amis ? »
Ce qui est encore plus fou, c’est que cette femme ait fait de sa passion son métier. Elle est donc passée de « rangiophile » (amateur) à « rangeuse » (professionnelle). Dingue ! Et, puisque ce centre d’intérêt semble partagé par de nombreuses personnes (!!!) elle a écrit un livre sur La Magie du rangement. Un bestseller.
Livre-MagieRangement
J’ai lu ce livre. Là où ça devient encore plus louche, c’est que j’ai aimé. J’ai même mis immédiatement en pratique ses enseignements.
Alors, puisque je suis récemment tombée nez à nez avec lui à la bibliothèque, j’ai lu son second opus Ranger : l’étincelle du bonheur.
Les deux livres racontent à peu près la même chose. Il faut dire que l’auteure se répète souvent, ça doit être son côté pédagogue. Sa principale recommandation est de choisir de conserver les objets de notre maison en fonction de leur potentiel à nous faire ressentir de la joie, celui-ci s’évaluant notamment en les touchant.
L’avantage du second livre, c’est qu’il est illustré par des (jolis) dessins. La méthode de pliage des vêtements est donc bien plus compréhensible. Pour citer un poncif « un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ». Ce manuel est donc plus pratique que le premier et c’est une grande qualité.
Livre-RangerEtincelleMon passage préféré est celui qui illustre le pliage des culottes (si si !). J’ai découvert que ma compréhension initiale était erronée et que je pliais les miennes dans le mauvais sens. Ah ! Hérésie ! Maintenant que j’ai mis en application mes nouvelles connaissances, lorsque j’ouvre mon tiroir à sous-vêtements, je suis béate devant le spectacle de mes slips et chaussettes, collants et petits mouchoirs, entreposés avec amour et élégance. Un immense sentiment de bonheur m’envoute alors…
Là, lecteur, je sens que je te perds et que tu envisages que je parte en délire, que je perde pied. Hé bien non !
Je suis seulement inspirée par la grande prêtresse du rangement. Pour autant, de mon point de vue, Marie Kondo part vraiment en délire stratosphérique dans sa description du rangement. Imaginez : elle parle à ses vêtements et autres objets… Elle les remercie pour leurs bons et loyaux services avant de s’en débarrasser.  Elle éprouve même une empathie incroyable pour les chaussettes. Je cite : « quelle cruauté de rouler vos chaussettes et vos bas en boule, ou de les nouer ! Je vous en prie, mettez un terme à ce genre de pratique dès aujourd’hui ». Et elle voit dans le rangement une source de bonheur jubilatoire.
Alors, ce sont des c…eries tout ça ???
Que nenni ! Franchement, c’est du bonheur de conserver chez soi uniquement des objets qui rendent heureux. C’est délicieux de se débarrasser de fringues payées hyper cher – mais qui font des fesses d’ogresse – ou de cadeaux atroces offerts par un vieil oncle à verrues qu’on ne voit jamais (z’avez noté, je ne suis pas tombée dans le cliché sexiste de la sorcière)… Et vider sa maison c’est retrouver de l’espace vital. Ranger, c’est aérer. Dégager le sol, c’est passer moins de temps à faire le ménage. Évacuer des vieilleries, c’est faire de la place pour les petits objets de tous les membres de la famille. Faire en sorte que chaque chose ait une place c’est désencombrer et ranger sans plus s’en rendre compte. Et puis le résultat est beau !
Certes, je pense que Marie Kondo est une extra-terrestre complètement azimutée. Je vous l’ai dit en introduction, je ne croyais pas à la passion du rangeage*. Cependant, je dois vous le dire, si le rangement de mon chez-moi n’est pas encore une passion, il est devenu une véritable source de plaisir (je n’ose dire bonheur) et une action gratifiante : le résultat est immédiat. Dompter mon environnement pour mieux y vivre, c’est le pied !
Oui, je suis un peu siphonnée moi aussi… 🙂
Maman, cet article t’est dédié, toi qui as tant crisé en voyant l’état de la chambre de l’adolescente que j’étais. Et puis, d’humeur généreuse, je le dédie aussi à ma soeurette qui rangeait à ma place pour ne pas que je me fasse disputer… (si tu veux, je te prête le premier livre).
Suis-je parvenue à vous convaincre de lire l’un de ces petits bouquins ? Les avez-vous déjà lus et dans ce cas, qu’en avez-vous pensé ?
* Oui, ce mot est un néologisme !
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