Le règne du vivant

Salut les amis ! Vous savez que j’aime beaucoup lire. Eh bien, depuis que Simplimalice existe, je lis de plus en plus de romans qui touchent au thème de l’environnement. Pour autant, j’aime que le hasard intervienne dans mes choix de lecture car c’est ainsi que je rencontre les plus belles histoires. Justement, c’est parce qu’il était dans le présentoir de la bibliothèque municipale que j’ai attrapé Le Règne du vivant d’Alice Ferney. J’ai décidé de vous en proposer une petite critique ici.

Je ne connaissais pas Alice Ferney, qui a pourtant rencontré du succès en 2000 avec La conversation amoureuse. Le Règne du vivant, paru en 2014, est un roman documentaire, c’est à dire que cet ouvrage est une mine d’informations. Le texte traite du militantisme d’un capitaine de navire en faveur de la protection de la vie marine.

Le narrateur est journaliste-vidéaste norvégien intéressé par l’écologie. Intrigué par la personnalité emblématique d’un capitaine au grand cœur mais controversé, Magnus Wallace. Se rapprochant de ce dernier, il parvient à embarquer à ses côtés pour une mission sur les océans.

Le capitaine Wallace, défend, au-delà des lois internationales (rarement respectées par les pays au nom de leur croissance économique) et au péril de sa vie, les animaux les plus gigantesques mais aussi les plus vulnérables des mers : les baleines.

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C’est à travers le regard et la lentille de la caméra de ce journaliste que le lecteur découvre quantité d’informations sur l’océan et notamment les cétacés. Il embarque en tant que marin débutant dans un grand navire et, de par sa position de journaliste, interviewe les membres de l’équipage, reçoit leur vision du monde, s’imbibe de leurs objectifs et apprend finalement à partager ces idéaux. Mais jusqu’où peut conduire un engagement qui s’oppose aux intérêts économiques de grandes puissances mondiales qui n’ont que faire du devenir de la planète ?

Dans son roman, Alice Ferney se plaît à nous présenter la beauté du monde marin, celle que j’admirais, enfant, en regardant Thalassa le vendredi soir et l’Odysée du Commandant Cousteau le dimanche après-midi. Pour autant, le roman ne nous épargne pas la réalité la plus crue qui se déroule loin des caméras : le pillage des mers par l’utilisation de techniques de pêches massives et ravageuse, l’irrespect de la vie des animaux marins, la cruauté des Hommes et leur indifférence pour tout ce qui n’est pas de l’argent, notamment la souffrance des bêtes et la pollution.

J’ai vu, au travers du titre de ce roman une belle promesse littéraire, la force du vivant décrite avec amour et force. La promesse a été tenue. J’ai aimé l’écriture fluide, douce et précise de l’auteure. Les descriptions sont superbement rédigées. J’ai été emportée dans un merveilleux voyage à travers les océans du globe, notamment les plus froids. Bon cœur a battu fort lorsque les personnages principaux ont pris des risques. Et surtout, j’ai beaucoup appris. Quel voyage ! Désormais, les baleines, héroïnes secondaires de l’histoire, ces créatures mystérieuses et majestueuses, attirent davantage ma curiosité.

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De plus, j’ai aimé l’engagement de l’auteur distillé tout au long du roman pour la cause des cétacés dont on entend si peu parler au quotidien. J’ai particulièrement apprécié que l’auteure défende le point de vue de militants écologistes aussi engagés que ceux de Sea Shephered (berger de la mer littéralement).

Deux mondes s’opposent dans ce roman : celui de la consommation et celui de la préservation. Le lecteur se trouve au centre, à lui de choisir son camp.

Ce roman nous invite à ouvrir les yeux sur une vérité qu’il est si facile d’ignorer en détournant les yeux. Il est aussi plein de poésie, de douceur et d’amour pour les animaux… et parfois de longueurs. Quelques petits moments creux surviennent ici et là, où le lecteur est en attente d’action. Ainsi va la navigation. Ces passages sans vent restent surmontables…

Je dois avouer que ce roman est tant emprunt de réalisme, qu’un beau jour j’ai confronté cette impression à quelques recherches grâce au moteur de recherche écologique Lilo. Le résultat est qu’un Capitaine formidable, Paul Watson, vouant sa vie à la protection des océans existe bien et a inspiré l’auteure. Il est peut-être moins romanesque que Magnus Wallace, mais je pourrais le comparer à un Robin des Mers des temps modernes, capitaine fantastique aquatique… et c’est son association, Sea Shephered, que je soutiens avec mes gouttes d’eau Lilo depuis plus d’un an…

Je vous invite à lire ce roman et à me dire ce que vous en pensez ! Même si l’histoire ne vous plaisait pas, l’univers marin et l’écologie vous apparaîtrait sous un jour nouveau !

Le Règne du vivant – Alice Ferney – Actes Sud 2014 – 206 pages

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(Re)découvrir Sea Shephered

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